Les conséquences du Brexit pour les entreprises

Le 23 juin 2016, les Britanniques ont choisi à 51,9 % de quitter l’UE au cours d’un référendum organisé par David Cameron. Conformément à l’article 50 du traité sur l’Union européenne, le Royaume-Uni et les pays membres de l’UE se sont donnés 2 ans pour préparer la sortie du pays de l’union. Cette deadline a toutefois été reportée au 31 janvier 2020, soit 3 mois de plus que la date initiale du 31 octobre 2019.

Le 17 octobre 2019, Londres et Bruxelles se sont entendus sur une nouvelle version de l’accord conclu en novembre 2018. Toutefois, le premier ministre Boris Johnson qui a repris les fonctions de Theresa May n’est pas encore parvenu à la faire ratifier. C’est pourquoi de nouvelles élections étaient prévues au sein du parlement britannique le 12 décembre dernier. Le problème est que cette période d’attente et d’incertitude pénalise les entreprises françaises.

 

Brexit : quel impact sur les entreprises et comment y faire face ?

Les entreprises françaises sont particulièrement touchées par le Brexit puisque beaucoup d’entre elles ont des relations avec le Royaume-Uni. Selon le service des douanes, 120 000 entreprises sont à l’origine des échanges avec le Royaume-Uni. Parmi elles, 10 000 réalisent à la fois des importations et des exportations. La majorité d’entre elles, c’est-à-dire 90 000, réalise exclusivement des importations. Les 20 000 restantes ne réalisent que des exportations. Par conséquent, les conditions du Brexit auront un impact important sur beaucoup d’entreprises françaises.

 

La conséquence est avant tout économique. Les entreprises françaises risquent un gros manque à gagner estimé par les experts à plus de 3 milliards d’euros en 2020. L’absence d’accord entraînerait également de lourdes conséquences organisationnelles. Il faudra faire face à des problèmes tels que des lourdeurs administratives, des respects de délais et de nouvelles réglementations… En bref, de nombreux bouleversements sont à prévoir.

Et pour y faire face, il est important de bénéficier d’un accompagnement bien spécifique. De nombreuses entreprises ainsi que l’État l’ont bien compris. C’est d’ailleurs pour cette raison que ce dernier, par le biais de la DGE, accompagne les entreprises à se préparer au Brexit. Il s’agit de les aider à faire un auto-diagnostic des effets du Brexit sur leurs activités et de les encourager à mettre en place les mesures qui s’imposent pour s’y préparer, peu importe le scénario.

 

Chief Brexit Officer : un nouveau besoin pour les entreprises

Face aux bouleversements qui se préparent, l’assistance d’un Chief Brexit Officer est devenue un besoin essentiel pour de nombreuses entreprises. Les missions principales du Chief Brexit Officer sont d’évaluer l’impact du Brexit sur l’entreprise, de valider un plan de protection des opérations en cours, de déterminer les choix à faire pour profiter de la situation actuelle, et enfin, de négocier de meilleurs deals avec les principaux fournisseurs de l’entreprise.

 

Vous l’aurez compris, ces missions ne peuvent être remplies par n’importe qui. Les compétences que doit posséder ce type de manager doivent être très nombreuses. Elles incluent une spécialisation dans la supply-chain, le digital, les RH et les certifications. À côté, le Chief Brexit Officer doit posséder une forte connaissance du marché anglais et avoir l’expérience et la capacité de gérer de grosses équipes.

 

Les managers de transition pour faire face au Brexit

Les plus compétents pour remplir à bien les fonctions d’un Chief Brexit Officer sont les managers de transition. Habitués à tenir des postes à haute responsabilité, ce sont les plus à même de déterminer rapidement les besoins d’une entreprise ou d’une organisation et de trouver les solutions pour y subvenir.

 

En plus de doter l’entreprise de nouvelles compétences, le manager de transition va aider à renforcer celles déjà acquises au fil du temps. Notez qu’il est possible de faire appel au service d’un manager de transition au cours de toute autre période de transition, pas seulement pour faire face au Brexit.