manager de transition fusion acquisition

Le nombre de fusions-acquisitions n’a jamais été aussi haut. Nokia-Alcatel-Lucent, Heinz-Kraft, Shell-BG… La tendance se confirme pour l’année 2015, puisque le dernier baromètre d’Ernst & Young réalisé en avril 2015 indique que 58 % des dirigeants interrogés dans le monde envisageaient de réaliser une acquisition dans l’année. Mais comment réussir une fusion-acquisition ?

Conseil n°1 : s’entourer des bons partenaires

Une fusion-acquisition est un formidable levier de développement… Encore faut-il savoir comment cela fonctionne ! Il est important de savoir s’entourer des bons professionnels.

Avec un budget important, vous pouvez choisir entre :

  • Les banques d’affaires : ce sont elles qui conseillent les grands groupes. Leurs équipes de haut niveau garantissent une prestation globale et de qualité, de la réflexion en amont à la gestion en aval.
  • Les sociétés d’experts comptables : très prisées par les PME, ces sociétés ont une expertise en matière d’audit qui s’avère précieuse dans le cadre d’une fusion-acquisition.
  • Les sociétés d’avocats : elles jouent un rôle clé durant tout le projet qui va de l’audit à la structuration, en passant par les négociations et enfin l’exécution finale.

Avec un budget standard, vous pouvez vous tourner vers :

  •  Les banques « classiques » : leur connaissance du tissu économique local et la possibilité d’obtenir leur participation en fonds propres en font d’excellents partenaires pour les PME.
  • Les institutionnels : les Chambres de Métiers et Chambres de Commerce sont capables de délivrer des conseils pour réussir une fusion-acquisition dans leurs régions, mais leurs prestations sont parfois inégales.
  • Les sociétés indépendantes : parfois constituées d’une seule et même personne, elles sont un recours intéressant. Vérifiez bien leurs références avant de vous lancer.

Conseil n°2 : établir l’équipe en charge de manager l’intégration technique

L’intégration technique est une opération qui prend entre 3 et 6 mois, et qui nécessite une équipe solide. Faire fusionner deux sociétés demande d’harmoniser un certain nombre d’outils et process. Cela va de la structure juridique elle-même à la gouvernance de la nouvelle entité, en passant par les conventions collectives en vigueur.

Conseil n°3 : déterminer un calendrier prévisionnel pour la transaction

Cela peut paraître évident, mais le calendrier est aussi un facteur essentiel dans la réussite d’une fusion-acquisition. La mutation de la culture d’entreprise est intimement liée à l’humain, et prend en général entre 12 et 18 mois. Rien ne sert d’être pressé !

Conseil n°4 : valoriser son entreprise

Une fusion-acquisition réussie repose sur une bonne évaluation patrimoniale, accompagnée d’une évaluation par comparaison et d’une évaluation financière. Pour les TPE/PME, il est également important de démontrer l’autonomie patrimoniale et financière de l’entreprise par rapport son dirigeant.

Conseil n°5 : communiquer en interne et auprès des partenaires et clients

La communication est là pour aider l’écosystème  de chacune des deux entreprises à se projeter dans le futur en dépassant la période de transition qui peut être déstabilisante.
En externe, il est primordial de démontrer le succès de la démarche. Retracer les origines du projet et illustrer la réussite de chaque étape permettent de crédibiliser le discours de la nouvelle entreprise.
En interne, c’est le moment de faire preuve de pédagogie, et de prendre le temps d’expliquer les raisons à l’origine de la fusion-acquisition. Souvent un rapprochement peut générer des inquiétudes en matière d’emploi, de carrières, etc.

Enfin le management de transition est un facteur clé dans la réussite d’une fusion-acquisition. En effet, des managers de transition expérimentés dans le management de fusions-acquisitions peuvent vous accompagner pour mener à bien ce projet complexe