Management de transition

En temps de crise, et pour rappel nous y sommes depuis fin 2008, la conjoncture veut que les français aient tendance à repositionner leurs intérêts personnels sur des valeurs qui leur sont chères et des plaisirs simples : la famille, les loisirs… Les moments de détente se veulent désormais créatifs, les vacances thématiques fleurissent (en milieu agricole, chez l’habitant…). Par ailleurs, les ateliers de partage culinaires, de développement personnel et/ou artistique ne se sont jamais aussi bien portés. Un dénominateur commun : interagir ensemble pour rompre avec l’isolement économique et social.

Le monde du travail y échappe-t-il ? Non ! Dans des contextes de transition générationnelle forts, où l’ascenseur social et donc financier semble bloqué, le bien-être au travail prend une dimension capitale là où nos aînés acceptaient un management dirigiste, confiné dans un bureau sous l’éclairage vacillant d’un néon… le trait est forcé mais volontaire ! Le nouvel espace de travail et le manager de demain sont désormais « humanistes », « disruptifs », « collaboratifs », « participatifs » et j’en passe ! Chaque jour, de nouvelles théories apparaissent sur la toile.

Le jargon du bonheur au travail est devenu le vrai leitmotiv du Chief Happiness Officer ! Mais quand nous permettons à nos collaborateurs de participer à la construction du contenu de leurs postes actuels ou futurs grâce à la formidable matrice « Talents o Activités » de Jacques Lebeau mettant en adéquation le plaisir personnel et le degré de reconnaissance par autrui, que nous leur proposons des bureaux ergonomiques, accueillants et remplis d’une lumière naturelle inspirante, que cherchons-nous au fond à donner, partager, transmettre ?

Faut-il être un ergonome 3.0 ou faire un MBA en Management pour discerner et mettre en œuvre les changements nécessaires au bien-être de nos équipes ? Non et heureusement ! En d’autres temps, un homme que vous reconnaîtrez a émis l’adage suivant devenu règle d’or :

“ Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, de même vous aussi, vous devez le faire pour eux. ”

Si nous considérons l’acquisition de notre futur bureau comme un simple « outil » business, le CV de notre futur directeur commercial comme seul vecteur de performance, alors nous nous fourvoyons. La règle d’or recentre le positionnement de chacun sur une valeur d’un autre temps : l’Amour pour autrui. D’aucuns diront que je décris un monde professionnel idéal ! Je décris simplement la force d’interaction la plus puissante qui doit tous nous animer : managers, dirigeants, collègues, managers de transition…

Préférons parler de « ressourcer » que de « manager » car quelle technique académique permet de discerner la valeur intrinsèque d’un collaborateur si ce n’est notre capacité à détecter chez lui les ressources essentielles à son épanouissement personnel et donc professionnel ? Comment les faire éclore sans un réel intérêt, une empathie sincère et non dissimulée pour la personne ?

Si l’interaction avec autrui est le ciment de nos loisirs, faisons de la règle d’or la norme d’excellence en matière de bien-être au travail pour conforter nos équipes dans leur rôle, leur fonction et leur espace !